mercredi 21 juillet 2010

la pensée , Prajnanpad et Desjardins

" Thought may come but there is no inclination to follow it "
La pensée peut venir mais il n'y a pas d'inclination à la suivre

Beaucoup de pensées manifestent un désir dont l'accomplissement ne vous apporterait certainement pas la paix durable. Reconnaissez les simplement pour ce qu'elles sont et ne vous laissez pas troubler. Si une pensée se présente, vous n'êtes pas obligé de lui emboiter le pas et de vous laissez emporter, ni de lui obéir si elle vous suggère une action.
La sagesse n'est pas la disparition totales des pensées mais la liberté par rapport à celle ci.
N'importe quelle pensée peut se présenter dans le cerveau. Apprenez à entrer en amitié avec celle ci même si elles paraissent cyniques, condamnables. La liberté ne vient pas de la condamnation.
Trop de pratiquants s'exercent en méditation à faire disparaitre les pensées par la concentration sur un objet unique mais sont ensuite impuissants par rapport aux pensées qui se succèdent dans le cours de la journée.
Votre intention doit être non pas " sans pensée" mais libre par rapport aux pensées.

samedi 10 juillet 2010

Osho Rajneesh : La tristesse


Si vous voulez échapper à la tristesse, si d'une certaine façon, vous voulez vous en débarrasser, le problème va se poser - car quand vous voulez vous débarrasser de quelque chose, vous ne le regardez jamais directement. Et cette chose se dissimule, car vous la condamnez, elle s'enfonce plus profondément dans l'inconscient, elle se cache dans le coin le plus sombre de votre être, là où vous ne pourrez la trouver.

Pour commencer, ne réprimez jamais. Ce qui est, est. Acceptez-le, laissez-le venir - faites-y face. En fait, se contenter de dire "Ne le réprimez pas", ce n'est pas suffisant. Si vous me le permettez, j'aimerais vous dire, "Apprivoisez-le". Vous vous sentez triste ? Apprivoisez la tristesse. Ayez de la compassion pour elle. La tristesse existe aussi. Permettez-la, étreignez-la, asseyez-vous avec elle, tenez-lui la main. Soyez amical avec elle. Aimez-la. La tristesse est belle ! Il n'y aucun mal à être triste. Qui vous a dit que ce n'était pas bien ? En fait, seule la tristesse vous donnera une profondeur. Le rire est superficiel ; le bonheur est à fleur de peau. La tristesse touche l'os, la moelle. Il n'y a rien qui soit aussi profond que la tristesse.

Ne vous faites donc pas de soucis. Restez avec votre tristesse et elle vous emmènera dans votre centre le plus intime. Vous pouvez la chevaucher, vous connaîtrez ainsi certains aspects de votre être que vous n'avez jamais connus. Certaines choses ne se révèlent que dans la tristesse, elles ne se révèlent jamais dans le bonheur. L'obscurité aussi est bonne, elle aussi est divine. Il n'y a pas que le jour qui soit l'oeuvre de Dieu, la nuit aussi. C'est ce que j'appelle une attitude religieuse.

lundi 7 juin 2010

Osho Rajneesh : le mental






"Le mental est répétitif, le mental tourne toujours en rond . Le mental est un mécanisme: Vous le nourrissez avec des connaissances, il repete les memes connaissances, il mache les memes connaissances encore et encore.
Le non-mental est clareté, pureté, innoncence.

Osho Bhagwan Shree Rajneesh

lundi 31 mai 2010

Arnaud desjardin sur la meditation


LA MEDITATION

Et si j'essaie de ne plus penser? Juste d'être, mais d'une Conscience absolument pure, pure, qui ne contienne rien d'étranger, absolument libre. Inévitablement la pensée vient faire son commentaire et m'accompagne: « Et voici qu'un grand silence s'établit à l’intérieur de moi... » Je me passerais bien de ce commentaire-là. « Et voici qu'un calme nouveau apparaît dans mon cœur... » Je me passerais bien de cette pensée-là. « Et voici que je suis un peu fatigué, cela gêne ma méditation. » Encore un autre type de pensée ! Considérez la pensée comme une certaine manière de prendre conscience des phénomènes. La libération, (état de Conscience suprême, en fait, n'est pas incompatible avec les phénomènes.

Vous pourriez être parfaitement, totalement libres même s'il y a encore des sensations de malaise, même s'il y a encore une pensée qui passe, même s'il y a encore tout ce qui vous fait dire que vous n'êtes pas libérés. C'est encore une pensée de constater: «Ah, ça y est, ce n'est pas pour aujourd'hui; ça y est, je ne me sens pas bien - donc, c'est contraire à la libération ! Ces pensées-là ne devraient pas venir si j'étais dans l'état suprême. » C'est cela qui vous empêche d'être libérés: de penser que ces pensées ne devraient pas venir, de penser que ces sensations ne devraient pas venir, de penser que ces émotions ne devraient pas venir, de penser quoi que ce soit au sujet de la libération.

Si vous pouviez vous abstenir du moindre commentaire, si vous pouviez ne plus faire de différence entre libération et non-libération, vous seriez à l'instant même libérés. Et si cette différence ne revenait jamais plus, eh bien cette libération ne serait plus jamais voilée ou recouverte. Considérez la libération comme un état – ou plutôt une absence d'état, ou un état au-delà de tous les états - qui est ou n'est pas recouvert. C'est tout. Comme le ciel bleu. Aujourd'hui nous ne voyons pas 1e ciel bleu, les ombres ne sont pas marquées, le soleil est entièrement caché par les nuages, pourtant nous savons bien que, derrière les nuages, le ciel bleu est là. Les nuages s'écartent un instant, nous voyons le ciel; les nuages reviennent, nous ne le voyons plus. Mais le ciel bleu est toujours là.

Ce qu'on appelle communément un « état de conscience supérieur » ou même un des différents états de « samadhi» reconnus et classés par l’Inde, c'est un moment où les nuages se sont un peu dissipés et où nous avons découvert un peu de ciel bleu - et puis les nuages reviennent et le ciel bleu disparaît. Ou bien les nuages reviennent mais le ciel bleu ne disparaît plus parce que nous sommes situés à dix mille mètres d'altitude c'est-à-dire que les nuages sont en dessous de nous, et non plus entre nous et le ciel bleu.

Voilà la libération: être situé du côte du ciel et regarder passer les nuages qui ne vous voilent plus ni le ciel, ni la lumière du soleil. Et ces nuages, ce sont uniquement des pensées. Les souffrances sont des pensées, c'est-à-dire des formes de votre conscience. Revenez toujours à ceci. Ces nuages, ce sont uniquement des pensées. Vous n'êtes prisonniers de rien d'autre que de vos pensées Vous n'avez à vous libérer de rien d'autre que de vos pensées. Voilà la vérité. Et vous n'avez pas d'autre problème que celui de vos pensées. Vous n'avez aucun problème, ni avec votre santé, ni avec votre métier, ni avec votre patron, ni avec vos enfants, ni avec votre femme, ni avec votre voisin, ni avec votre propriétaire, ni avec le maire de votre commune. Vous n’avez qu’un seul problème : un problème entre vous et vos pensées...

Extrait de A la recherche du Soi, volume 4 : "Tu es cela", Ed. de La Table Ronde, Paris 1979 .(p.294)

lundi 12 avril 2010

Osho Rajneesh : L'action et le résultat


Vous devez vous concentrez sur l'action est non pas sur son résultat. Il y aura forcement un résultat, alors , ne vous en préoccupez pas. Concentrez vous totalement sur la technique et oubliez le résultat. Si vous pensez au résultat vous l'empêcherez de se produire.
C'est ainsi que des gens viennent me confiez, " vous avez dit que si nous méditions, il se produirait Ceci . Mais nous méditons et rien ne se produit."
Ils ont raisons mais ils ont oublié la condition. Il faut oublier le résultat pour qu'il se produise.

Osho Bhagwan Shree Rajneesh